Les Petites marguerites

Long métrage

Vera Chytilová

Pays : République Tchèque
Année : 1966
Durée : 1h30
Genre : Fiction
Infos : Couleur - Vostfr

Scénario : Vera Chytilová, Ester Krumbachová, Pavel Jurácek
Image : Jaroslav Kucera
Musique : Jirí Slitr, Jirí Sust
Montage : Miroslav Hájek
Décors : Karel Lier
Son : Ladislav Hausdorf
Producteur : Rudolf Hájek

Interprètes : Jitka Cerhová, Ivana Karbanová, Marie Cesková, Jirina Myskova, Julius Albert, Yvana Myskova, Jan Klusak, Marcel Brezinova

Production : Filmové Studio Barrandov
Distribution : Malavida Films

Le dossier de presse en PDF : 

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Résumé

Marie 1 et Marie 2 s’ennuient fermement. Leur occupation favorite consiste à se faire inviter au restaurant par des hommes d’âge mûr, puis à les éconduire prestement. Fatiguées de trouver le monde vide de sens, elles décident de jouer le jeu à fond, semant désordres et scandales, crescendo, dans les lieux publics… 

Vera Chytilová

Après des études de philosophie et d’architecture, elle exerça plusieurs métiers avant d’être « clap-girl » pour le Barrandov Films Studios à Prague. Puis elle fut écrivaine, actrice et assistante réalisatrice. Elle étudia ensuite le cinéma et fut diplômée réalisatrice de l’Académie du Film de Prague en 1962. En 1966, Chytilová et son mari réalise une comédie surréaliste pleine d’esprit : Les Petites marguerites, qui fut immédiatement bannie, et sortie au cinéma que l’année d’après et gagna le Grand Prix au Festival du film de Bergame. Après le printemps de Prague en 1968, elle resta en Tchécoslovaquie, mais beaucoup de ses films furent censurés par le régime, et elle fut également interdite de faire des films pendant 6 ans. Elle fait partie de la Nouvelle Vague tchèque au côté de Milos Forman, influencé par la Nouvelle Vague française et le néo-réalisme italien. Ses films sont acclamés pour leur expérimentation visuelle, et pour son traitement des sujets moraux de son temps. Sergei M. Eisenstein qualifia son art de « cinéma intellectuel », ainsi qu’un mélange « d’avant-garde », de « cinéma vérité », et de « féministe ». Ses films offrent pléthore d’associations visuelles, le spectateur peut donc faire différentes interprétations. Son cinéma survécu aux années politiques tourmentées, et cela fait d’elle une cinéaste originale, sans compromis.

Filmographie

Something different (1963), Les Petites marguerites (1966), Le Fruit de paradis (1969), L’Après-midi d’un vieux faune (1983), Wolf’s hole (1985), Traps (1998), Pleasant moments (2006)

 

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