Invités d'honneur

Trois rencontres exceptionelles

AMOS GITAI

RENCONTRE EXEPTIONNELLE À MONTGERON LE 18 OCTOBRE
À 20H30 projection de NEWS FROM HOME/NEWS FROM HOUSE

AMOS GITAI

Réalisateur israélien
Né le 11 Octobre 1950, Amos Gitai suit des études d’architecture. Il réalise ses premiers courts métrages dès sa formation universitaire. Après avoir participé à la Guerre du Kippour en 1973, le cinéaste poursuit sa formation à l'université de Berkeley aux Etats-Unis. En 1977, il commence à travailler pour la télévision israélienne. En 1982, son documentaire Journal de campagne, tourné pendant la Guerre du Liban, déclenche une violente polémique qui l’oblige à quitter Israël pour s'installer à Paris. C'est là qu'il signe quatre longs métrages, dont Esther (1985). De retour en Israël en 1993, Amos Gitai signe de nombreux documentaires à connotation politique.
En 2000, Amos Gitai puise dans ses souvenirs pour signer un Kippour quasi auto-biographique. Deux ans plus tard, il réalise Kedma, après avoir participé au projet 11'09''01 september 11. Il quitte ensuite le contexte historique pour s'attacher à la chronique de la vie dans un immeuble (Alila, 2003) et aborder le thème de la traite des blanches (Terre promise, 2004). Il revient pour la quatrième fois à Cannes en 2005 en compétition officielle avec Free zone pour lequel il a réuni un casting israélo-américain.

Filmographie sélective :

House 1980, La Maison 1981, Journal de campagne 1982, Travail à vendre 1984, Ananas 1984, Esther 1985, Brand New Day 1987, Golem, l'esprit de l'exil 1991, Dans la vallée de la Wupper 1993, Une maison à Jérusalem 1998, Devarim 1998, Yom yom 1999, Kippour 2000, Kedma 2002, 11'09'01: September 11 2002, Alila 2003, Terre promise 2005, Free Zone 2005, News from House / News from Home 2006, Shadows on the Hudson (Post-production)


BENOÎT JACQUOT

RENCONTRE EXEPTIONNELLE ANIMÉE PAR XAVIER LARDOUX
À BRÉTIGNY LE 8 OCTOBRE A 16H projection de L'intouchable

Critique de cinéma (revue Etudes, Guide du cinéma chez soi de Télérama)
Xavier LARDOUX travaille à la Mission Cinéma de la Mairie de Paris

Benoît Jacquot
Né en1947 à Paris, Benoît Jacquot débute au cinéma comme assistant de Bernard Borderie sur un film de la série des Angélique. Au début des années 70, il tourne beaucoup pour la télévision.
Assistant de Marguerite Duras, Benoît Jacquot choisit, pour son premier film, L' Assassin musicien en 1975, de porter à l'écran un roman de Dostoievski.
A la fin des années 80, c'est grâce à ses travaux autour du théâtre, et destinés à la télévision, que le cinéaste est particulièrement remarqué.
Avec La Désenchantée, Jacquot prend, en 1990, un nouveau départ. Inspiré par une débutante nommée Judith Godrèche. C'est autour d'une autre jeune comédienne, Virginie Ledoyen, qu'il construit ensuite La Fille seule (1995), oeuvre épurée qui lui vaut les éloges de la presse internationale. Avec Le Septième Ciel, il fait un nouveau pas vers le grand public et dès lors, les stars se bousculent pour être devant sa caméra : Isabelle Huppert (L' Ecole de la chair, présenté à Cannes en 1998), Isabelle Adjani (Adolphe) ou encore Catherine Deneuve (le téléfilm Princesse Marie). Le sentiment amoureux est son thème de prédilection, mais Jacquot, devenu un des auteurs les plus prolifiques du cinéma français, fait surtout preuve d'un éclectisme rare : après un nouveau détour par le théâtre, il signe un film sur la vie de Sade (2000) et continue de surprendre avec A tout de suite (2004), récit d'une cavale tourné en noir et blanc et en DV avec sa nouvelle muse, Isild Le Besco.

Filmographie sélective :
Jacques Lacan psychanalyse I et II (1974)
L'Assassin musicien (1974)
Les Enfants du placard (1977)
Les Ailes de la colombe (1981)
Elvire Jouvet 40 (1986)
Les Mendiants (1987)
La Désenchantée (1990)
La Fille seule (1995)
Le Septième Ciel (1997)
L'Ecole de la chair (1998)
Sade (2000)
Adolphe (2002)
Princesse Marie (TV) (2004)
A tout de suite (2004)
L'Intouchable (2006)

Avec quarante-cinq films, le discret Benoît Jacquot est devenu aujourd’hui l’un des auteurs les plus actifs du cinéma français, dépassant, depuis une quinzaine d’années, les rythmes effrénés d’un Claude Chabrol ou d’un Woody Allen ! Depuis son documentaire sur Jacques Lacan en 1974 et son premier long métrage L’Assassin musicien en 1975 jusqu’à L’Intouchable en 2006, il a construit une œuvre d'un éclectisme rare, alternant documentaires et fictions, films pour la télévision et films pour le cinéma, adaptations de pièces de théâtre et d’opéra, œuvres exigeantes à petit budget et films d’époque coûteux.

Si l’oeuvre de Benoît Jacquot, qui fut l’ami de Lacan et de Duras, se caractérise par l’éclectisme des écritures et des formes cinématographiques et si elle est donc, comme aucune autre, à la croisée des autres arts, elle est aussi et surtout portée par les acteurs, qui en sont, à tous les sens du terme, le centre de gravité. Ce qui touche infiniment dans le cinéma de Benoît Jacquot, c’est cette adoration des comédiens que le cinéaste a tout simplement appris à connaître, à charmer, à dompter…

Extrait de Le Cinéma de Benoît Jacquot par Xavier Lardoux
préfacé par Isabelle HUPPERT
(Editions PC – 200 pages - 2006)

 

JEAN-FRANÇOIS LAGUIONIE

RENCONTRE EXCEPTIONNELLE
À CHILY-MAZARIN LE 17 OCTOBRE A 20H30
ET À VIRY- CHATILLON LE 19 OCTOBRE A 14H


Nous sommes très heureux d’accueillir un grand nom du cinéma d’animation, Jean-François Laguionie. Nous vous invitons à découvrir l’univers poétique et mélancolique de ce réalisateur au cours d’une soirée hommage en sa présence.
Après la projection de ses courts métrages et son intervention, la soirée pourra se prolonger autour d’un verre dans le nouveau et splendide hall du cinéma !

Jean-François Laguionie est réalisateur, scénariste, producteur et directeur de la photo.
Il naît à Besançon en 1939 et passe toute son enfance entre la banlieue parisienne et la Normandie.
Passionné par le dessin et la mer il réalisera son premier court métrage en 1964
La Demoiselle et le violoncelliste récompensé au Festival d’Annecy.
En 1979, il crée La Fabrique, studio de production de film d’animation et démarre la réalisation de Gwen et le livre des sables.
En 2003, Jean-François Laguionie rencontre un franc succès avec son film L’Ïle de Black Mor adapté de son roman écrit deux ans plus tôt.

Filmographie :

De 1963 à 1973… au studio Paul Grimault
Courts Métrages
La Demoiselle et le violoncelliste 1965 (Grand Prix du festival d’Annecy)
L’Arche de Noé 1967 (prix à Mamaïa et Cracovie)
Une bombe par hasard 1969 (Dragon d’Or au festival de Cracovie)
Plage privée 1971 (prises de vues réelles)
Hélène ou le malentendu 1972 (prises de vues réelles)

De 1974 à 1978…d’autres films d’animation
Potr’ et la fille des eaux 1974
Le Masque du diable 1975 (1er prix au festival d’Avoriaz)
L’Acteur 1976
La Traversée de l’Atlantique à la rame 1978 (Palme d’Or au festival de Cannes, Grand Prix au festival d’Ottawa, César en 1978).

De 1979 à 2000… Jean-François Laguionie fonde La Fabrique à St-Laurent-le-Minier.

Longs métrages
Gwen et le livre de sable 1985 (Prix au festival d’Annecy et Los Angelès)
Le château des singes (Prix au festival du Caire, Prix découverte aux rencontres à Hollywood).
L'ile de Black Mor 2003 (Film retenu pour la liste nationale Collège au cinéma)
Le Tableau (en préparation) 2005


Bibliographie :
La Ville et le vagabond (album), Ed. Léon Faure, 1978.
La Traversée de l’Atlantique à la rame (album), Ed. Léon Faure, 1978.
Les Puces de sable (nouvelle), Ed. Léon Faure, 1982.
Image-Image (nouvelle), Ed. Léon Faure, 1982.
La Traversée de l’Atlantique à la rame, Ed.Gallimard, 1985.
Le Château des singes, roman et album, Ed.Casterman, 1985 et 1999.
Pantin la pirouette, Ed.Albin Michel, 2004.
L’Ile de Black Mor, roman et album, Ed.Albin Michel, 2004.