Depuis quelques années,nous
assistons à un renouveau du cinéma espagnol. Qu'il
s'agisse de cinéma d'auteur ou grand public, des réalisateurs
comme Marc Recha, Alejandro Amenabar ou Julio Medem participent
aujourd hui à la richesse d une cinématographie
encore trop mal connue.
Il était difficile de proposer, face à
une cinématographie dautant plus riche que mal connue,
des uvres incontournables, qui auraient été
trop nombreuses. Plutôt qu offrir une palette de films
quil faudrait nécessairement avoir vus, il serait
certainement mieux venu et plus modeste de proposer des réalisateurs
aussi indispensables que :
Terre de contrastes et de violences,
lEspagne plonge ses racines dans un monde arabo-andalou
et aussi dans une tradition de revendications anarchistes. Cest
un monde toujours en effervescence,ce qui explique à la
fois le caractère très traditionnel de sa cinématographie
et ses aspects déroutants dès quil sagit
de modernité.
Le laboratoire espagnol ,comment ne pas comprendre
à quel point lexpression est justifiée dès
que lon évoque la guerre d Espagne ?
Pour Hitler et Mussolini (Guernica) qui expérimentent là
le massacre des civils, pour Franco qui veut y forger un homme
nouveau occident chrétien (Raza),pour les partisans de
la révolution prolétarienne (Land and freedom) qui
vont se mesurer aux vainqueurs de la deuxième Internationale,pour
les partisans du Front populaire qui viennent sauver unerépublique
(Sierra de Teruel).