L'Emploi du temps



France/ 2001/ couleur/ 35mm/ 2h13

Film en compétition



Séances :
Le 19 octobre, 21h00 à Juvisy-sur-Orge
Le 20 octobre, 20h00 à Brétigny-sur-Orge
Le 22 octobre, 20h30 aux Ulis


Réalisation :

Laurent Cantet
Scénario :
Laurent Cantet
Robin Campillo
Image :
Pierre Milon
Son :
Olivier Mauvezin
Montage :
Robin Campillo
Musique :
Jocelyn Pook
Interprétation :
Aurélien Recoing,
Karin Viard,
Serge Livrozet,
Jean-Pierre Mangeot,
Monique Mangeot
Production :
Arte France cinéma, Rhône-Alpes Cinéma et Havas Images
Distributeur :
Haut et Court
38 rue des Martyrs
75009 Paris
Tél : 01 55 31 27 27
Fax : 01 55 31 27 28


Filmographie :

1995 : Jeux de plages
1993 : Tous à la manif
1997 : Les Sanguinaires
2000 : Ressources humaines

 

Synopsis :

Vincent est enchanté de passer la semaine sur la route, occupé par ses voyages d'affaires et les réunions de travail. Il perd de vue l'amour qu'il porte à sa femme, Muriel, et à leurs trois enfants. Mais la vie professionnelle de Vincent est fictive, tout au mois en ce moment. Il n'a pas eu le courage d'annoncer à sa femme et à ses amis qu'il a perdu depuis longtemps son travail de consultant. Il a le sentiment qu'il se doit d'inventer de toutes pièces une place prestigieuse haut de gamme à Genève.

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Notes / critiques :

C'est un film un tantinet cruel sur la nouvelle société et la pression que subissent les cadres supérieurs, le fantasme de la carrière et la tyrannie de la réussite dans un monde où l'on brade et l'on se défait sans appel par le licenciement de bon nombre de compétences : les temps modernes de la crise.

Laurent Cantet :
" Avec Robin Campillo, nous sommes simplement partis du souvenir que nous avions du fait divers (l'affaire Romand), plutôt que de nous lancer dans une enquête minutieuse. Curieusement nous avions évacué tout ce qui a fait que cette histoire est devenue précisément un fait divers, à savoir les meurtres. Nous étions surtout intéressés par la double vie de Jean-Claude Romand et par tout ce qu'elle pouvait nous laisser imaginer du personnage.
Vincent est sans doute beaucoup plus banal, beaucoup plus proche de nous que l'est romand. De fait, cet écart de perspective ne prétend pas révéler la vérité du fait divers réel ni même en rendre compte.
En revanche le personnage de Vincent s'est nourri de la duplicité de Jean-Claude Romand, de sa capacité ahurissante à assumer une double vie. Mais nous tenions à évacuer la dimension monstrueuse du meurtrier, à gommer l'aspect pathologique du personnage… "