Réalisation :
Laurent Cantet
Scénario :
Laurent Cantet
Robin Campillo
Image :
Pierre Milon
Son :
Olivier Mauvezin
Montage :
Robin Campillo
Musique :
Jocelyn Pook
Interprétation :
Aurélien Recoing,
Karin Viard,
Serge Livrozet,
Jean-Pierre Mangeot,
Monique Mangeot
Production :
Arte France cinéma, Rhône-Alpes Cinéma et Havas
Images
Distributeur :
Haut et Court
38 rue des Martyrs
75009 Paris
Tél : 01 55 31 27 27
Fax : 01 55 31 27 28
Filmographie :
1995 : Jeux de plages
1993 : Tous à la manif
1997 : Les Sanguinaires
2000 : Ressources humaines
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Synopsis :
Vincent est enchanté de passer la semaine
sur la route, occupé par ses voyages d'affaires et les réunions
de travail. Il perd de vue l'amour qu'il porte à sa femme,
Muriel, et à leurs trois enfants. Mais la vie professionnelle
de Vincent est fictive, tout au mois en ce moment. Il n'a pas eu le
courage d'annoncer à sa femme et à ses amis qu'il a
perdu depuis longtemps son travail de consultant. Il a le sentiment
qu'il se doit d'inventer de toutes pièces une place prestigieuse
haut de gamme à Genève.
Autres
films en compétitions
Notes / critiques
:
C'est un film un tantinet cruel sur la nouvelle société
et la pression que subissent les cadres supérieurs, le fantasme
de la carrière et la tyrannie de la réussite dans un monde
où l'on brade et l'on se défait sans appel par le licenciement
de bon nombre de compétences : les temps modernes de la crise.

Laurent Cantet :
" Avec Robin Campillo, nous sommes simplement partis du souvenir
que nous avions du fait divers (l'affaire Romand), plutôt que
de nous lancer dans une enquête minutieuse. Curieusement nous
avions évacué tout ce qui a fait que cette histoire
est devenue précisément un fait divers, à savoir
les meurtres. Nous étions surtout intéressés
par la double vie de Jean-Claude Romand et par tout ce qu'elle pouvait
nous laisser imaginer du personnage.
Vincent est sans doute beaucoup plus banal, beaucoup plus proche de
nous que l'est romand. De fait, cet écart de perspective ne
prétend pas révéler la vérité du
fait divers réel ni même en rendre compte.
En revanche le personnage de Vincent s'est nourri de la duplicité
de Jean-Claude Romand, de sa capacité ahurissante à
assumer une double vie. Mais nous tenions à évacuer
la dimension monstrueuse du meurtrier, à gommer l'aspect pathologique
du personnage
"
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